samedi 23 octobre 2010
mardi 20 avril 2010
toujours le sourire (9/04/2008)

Sur cette photo, on pourrait croire que le Dalaï-Lama se moque du pauvre David Douillet, tout étonné de voir "sa" flamme olympique étouffée par la chape de plomb du régime chinois.
En fait le leader Tibétain se sépare rarement de son sourire, comme si la tragédie de son peuple pouvait en être atténuée.
En 2004, comme beaucoup de Niortais, j'ai eu la chance de croiser son chemin d'exil et il faut bien admettre une chose, au-delà de toute croyance religieuse ou mystique, c'est que cet homme dégage un charisme et une chaleur humaine en dehors du commun. J'espère sincèrement qu'il vivra assez pour revoir le Tibet libre.
En fait le leader Tibétain se sépare rarement de son sourire, comme si la tragédie de son peuple pouvait en être atténuée.
En 2004, comme beaucoup de Niortais, j'ai eu la chance de croiser son chemin d'exil et il faut bien admettre une chose, au-delà de toute croyance religieuse ou mystique, c'est que cet homme dégage un charisme et une chaleur humaine en dehors du commun. J'espère sincèrement qu'il vivra assez pour revoir le Tibet libre.
journal de bord - 21 octobre 2010

"Les éoliennes sont un peu lascives, ça "buffe" pas beaucoup sur la Plaine ce matin... eh non, je ne suis pas en route vers Beauvoir-sur-Niort, la réunion cantonale se passera (très bien) sans moi, aujourd'hui je reprend la direction du Maine-et-Loire pour aller dire au revoir à mon grand-père.
Je vais donc traverser notre beau et grand Département par l'ouest, Coulonges, Moncoutant, Cerizay, Mauléon... les Deux-Sèvres c'est un peu le Chili d'un point de vue géographique, la Cordillère des Andes en moins, même si au lieu-dit "la Cantine", peu avant l'Absie en venant de Niort, on est perchés 256 mètres au-dessus du niveau de la mer.
En roulant vers mon Anjou natal, je me souviens entre mille autres choses de cette affiche de François Mitterrand, encadrée et posée à l'entrée de l'atelier de mon grand-père, plus par défi que pour une réelle propagande, une manière toute simple de rappeler au visiteur que certaines valeurs n'ont pas besoin d'être dites dès lors qu'elles sont clairement...affichées.
Je ne l'ai pas souvent entendu parler de politique, dans les familles nombreuses c'est un sujet qu'il vaut mieux éviter, mais je suis sûr que mon engagement à gauche lui faisait plaisir. Lui rendre hommage aujourd'hui, c'est évidemment une démarche personnelle qui ne se partage pas, mais c'est aussi une façon de garder en mémoire toutes les épreuves que nos aînés ont traversées, la guerre, la reconstruction, des conditions de vie et de travail si rudes que nous les petit-fils on aurait du mal à simplement les imaginer aujourd'hui.
Ce qu'ils ont gagné par leurs sacrifices, la sécurité sociale, la retraite, le droit du travail, c'est tout simplement la base de notre société. A nous d'en être dignes et de continuer pour demain."
Je vais donc traverser notre beau et grand Département par l'ouest, Coulonges, Moncoutant, Cerizay, Mauléon... les Deux-Sèvres c'est un peu le Chili d'un point de vue géographique, la Cordillère des Andes en moins, même si au lieu-dit "la Cantine", peu avant l'Absie en venant de Niort, on est perchés 256 mètres au-dessus du niveau de la mer.
En roulant vers mon Anjou natal, je me souviens entre mille autres choses de cette affiche de François Mitterrand, encadrée et posée à l'entrée de l'atelier de mon grand-père, plus par défi que pour une réelle propagande, une manière toute simple de rappeler au visiteur que certaines valeurs n'ont pas besoin d'être dites dès lors qu'elles sont clairement...affichées.
Je ne l'ai pas souvent entendu parler de politique, dans les familles nombreuses c'est un sujet qu'il vaut mieux éviter, mais je suis sûr que mon engagement à gauche lui faisait plaisir. Lui rendre hommage aujourd'hui, c'est évidemment une démarche personnelle qui ne se partage pas, mais c'est aussi une façon de garder en mémoire toutes les épreuves que nos aînés ont traversées, la guerre, la reconstruction, des conditions de vie et de travail si rudes que nous les petit-fils on aurait du mal à simplement les imaginer aujourd'hui.
Ce qu'ils ont gagné par leurs sacrifices, la sécurité sociale, la retraite, le droit du travail, c'est tout simplement la base de notre société. A nous d'en être dignes et de continuer pour demain."
rubrique littéraire*
Je ne suis pas fan de Guy Carlier. Encore moins de Nadine Morano.
Mais quand un bon ami vous offre une boite de chocolats, une cravate ou un livre, vous avez envie de consommer...et puis connaitre l'adversaire n'est pas forcément inutile dans le combat politique. J'ai donc lu cet ouvrage sous-titré "une chanson populaire" et présenté comme le meilleur livre de Guy Carlier.
Comme je n'ai pas lu les autres, je ne ferai pas de commentaire sur ce point. Bon, ne soyons pas trop durs, ce livre contient quelques morceaux de bravoure (la visite de la cité ouvrière où la belle Nadine a grandi, la description d'une conférence de presse à l'Elysée ou le gentil Guy éreinte tous ses confrères) ainsi que des portraits de personnages politiques assez savoureux, parfois même un embryon d'analyse politique, mais disons que l'auteur n'aura pas vraiment tenu sa promesse "je la détestais, vous aller l'aimer" car ces 209 pages n'y suffiront pas.
L'information principale, c'est que cette ministre plus sarkoziste que Nicolas compte parmi ses amis, tenez-vous bien, ni plus ni moins qu'une personne de couleur prénommée Solange. Nadine a une amie noire ! et Guy Carlier de s'extasier sur cette improbable amitié "rien que pour cela je suis heureux d'avoir écrit ce livre". Bon, si ça le rend heureux tant mieux, mais encore ? Qu'est-ce que ça apporte au débat ? Veut-il sous-entendre que malgré ses nombreuses saillies anti-immigrés sa Nadine ne serait finalement pas si mauvaise, la preuve, elle a une amie noire...
Souchon aurait dit : consternation.
En revanche, je me demande si M. Carlier a pris la précaution de faire ami-ami avec un chauffeur de taxi ou avec un serveur de bistrot, car les descriptions méprisantes qu'il nous en livre sont un "bel" exemple de racisme social.
Pour nuancer ce propos qui n'est pas très gentil, je cite tout de même le meilleur passage du livre : "Car on n'aime plus jamais comme on aime à douze ans. On ne meurt jamais non plus comme on meurt à douze ans, dans la cour de récré, blessé à mort par la flèche imaginaire d'un Apache de CM1, tombant d'abord à genoux de façon shakespearienne puis, tandis qu'on tend le bras pour attraper le vide, murmurant d'une voix rauque "Dites-leur que je me suis battu jusqu'au bout" dans un dernier soubresaut d'agonie." (page 185)
* je sais, je ne suis pas critique littéraire, mais Guy Carlier n'est pas non plus écrivain
Mais quand un bon ami vous offre une boite de chocolats, une cravate ou un livre, vous avez envie de consommer...et puis connaitre l'adversaire n'est pas forcément inutile dans le combat politique. J'ai donc lu cet ouvrage sous-titré "une chanson populaire" et présenté comme le meilleur livre de Guy Carlier.
Comme je n'ai pas lu les autres, je ne ferai pas de commentaire sur ce point. Bon, ne soyons pas trop durs, ce livre contient quelques morceaux de bravoure (la visite de la cité ouvrière où la belle Nadine a grandi, la description d'une conférence de presse à l'Elysée ou le gentil Guy éreinte tous ses confrères) ainsi que des portraits de personnages politiques assez savoureux, parfois même un embryon d'analyse politique, mais disons que l'auteur n'aura pas vraiment tenu sa promesse "je la détestais, vous aller l'aimer" car ces 209 pages n'y suffiront pas.
L'information principale, c'est que cette ministre plus sarkoziste que Nicolas compte parmi ses amis, tenez-vous bien, ni plus ni moins qu'une personne de couleur prénommée Solange. Nadine a une amie noire ! et Guy Carlier de s'extasier sur cette improbable amitié "rien que pour cela je suis heureux d'avoir écrit ce livre". Bon, si ça le rend heureux tant mieux, mais encore ? Qu'est-ce que ça apporte au débat ? Veut-il sous-entendre que malgré ses nombreuses saillies anti-immigrés sa Nadine ne serait finalement pas si mauvaise, la preuve, elle a une amie noire...
Souchon aurait dit : consternation.
En revanche, je me demande si M. Carlier a pris la précaution de faire ami-ami avec un chauffeur de taxi ou avec un serveur de bistrot, car les descriptions méprisantes qu'il nous en livre sont un "bel" exemple de racisme social.
Pour nuancer ce propos qui n'est pas très gentil, je cite tout de même le meilleur passage du livre : "Car on n'aime plus jamais comme on aime à douze ans. On ne meurt jamais non plus comme on meurt à douze ans, dans la cour de récré, blessé à mort par la flèche imaginaire d'un Apache de CM1, tombant d'abord à genoux de façon shakespearienne puis, tandis qu'on tend le bras pour attraper le vide, murmurant d'une voix rauque "Dites-leur que je me suis battu jusqu'au bout" dans un dernier soubresaut d'agonie." (page 185)
* je sais, je ne suis pas critique littéraire, mais Guy Carlier n'est pas non plus écrivain
Rubrique cinéma : DAS WEISSE BAND (Le ruban blanc*)

"Le ruban blanc" est un film réalisé avec peu de couleurs pour montrer toute la dureté de l'existence là où les hommes décident que l'ordre établi sera pour toujours leur plafond de verre.
L'Allemagne rurale du 19e siècle n'est pas seulement pauvre, elle est enfermée à double tour dans un puissant alliage d'exploitation féodale et d'austérité luthérienne. Enfermée et résignée. On repense à la thèse de Max Weber liant l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme. Rien d'étonnant si Marx est né Allemand ! Ici pas de sentiment qui tienne, aucune émotion ne semble devoir briser le cours des choses...même les pires accès de violence sont très vite escamotés, les amours incontrôlées condamnées. Les sermons d'un pasteur raide comme peu de cierges tiennent lieu de morale collective. Et pourtant, même dans un univers aussi effroyable, l'Humanité des êtres finit toujours par triompher. On la voit dans le regard implorant du blondinet qui veut sauver un moineau blessé, ou dans celui désemparé de la grande sœur répondant tant bien que mal aux questions sur la vie et la mort. Tout ça pour dire que c'est un film magnifique.
L'Allemagne rurale du 19e siècle n'est pas seulement pauvre, elle est enfermée à double tour dans un puissant alliage d'exploitation féodale et d'austérité luthérienne. Enfermée et résignée. On repense à la thèse de Max Weber liant l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme. Rien d'étonnant si Marx est né Allemand ! Ici pas de sentiment qui tienne, aucune émotion ne semble devoir briser le cours des choses...même les pires accès de violence sont très vite escamotés, les amours incontrôlées condamnées. Les sermons d'un pasteur raide comme peu de cierges tiennent lieu de morale collective. Et pourtant, même dans un univers aussi effroyable, l'Humanité des êtres finit toujours par triompher. On la voit dans le regard implorant du blondinet qui veut sauver un moineau blessé, ou dans celui désemparé de la grande sœur répondant tant bien que mal aux questions sur la vie et la mort. Tout ça pour dire que c'est un film magnifique.
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